Expressions des élus : les élus de la Majorité

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«La sécurité est la première obligation d’un Etat»

«La sécurité est la première obligation d’un Etat»
Michèle Alliot-Marie - 7 mars 2007

«La sécurité est la première obligation d’un Etat», déclarait très justement, en 2007, la ministre de la Défense d’alors, devenue ministre de l’Intérieur puis garde des Sceaux. Mme Alliot-Marie avait raison. La sécurité est la première obligation de l’Etat, elle est aussi la première des libertés de chaque individu.
Dans un contexte économique très difficile pour la plupart d’entre-nous, un climat social dégradé et l’émergence de nouvelles formes d’insécurité, il est indispensable d’agir. Mais le nécessaire respect de l’ordre public ne doit pas être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des coupables. La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure «l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion». Alors que le Président Sarkozy fait, soi-disant, de la sécurité sa priorité, la réalité, c'est toujours moins de policiers et moins de moyens. Dans notre circonscription, entre 2002 et 2010, 40 postes de policiers nationaux ont été supprimés. Sur le plan national, le nombre de policiers est le même qu’en 2002 et on nous annonce de nouvelles suppressions qui devraient nous conduire au niveau de 1997 !
Ici, loin de tout angélisme, nous avons une tout autre vision de la sécurité, laquelle touche d’ailleurs tous les domaines de la vie. C’est, bien sûr, la lutte contre la délinquance et le vandalisme, c’est aussi la sécurité routière, la sécurité face aux risques naturels et technologiques, la sécurité sur les plages, mais aussi la sécurité d’un point de vue social, notamment en matière d’emploi, de logement, de santé, d’éducation… Si nous pensons que la répression est indispensable, nous sommes surtout convaincus que ce sont la lutte contre l’exclusion, la prévention, le développement du lien social, de la relation de proximité et de confiance, l’accès à l’éducation, au sport et à la culture, le «vivre ensemble», sans stigmatiser des catégories de population, qui porteront leurs fruits dans la lutte contre l’insécurité.
Pour autant, nous n’ignorons pas l’affirmation de l’autorité et la sanction si nécessaire. Depuis plusieurs années déjà, la Ville agit pour plus de sécurité. En 2010, nous avons renforcé la police municipale de 4 agents supplémentaires et nous avons créé un poste de police de proximité dans le quartier de la Peyrade. Nous avons élargi l’amplitude horaire du service jusqu’à 22h et créé 2 équipes de policiers. Par ailleurs, nous avons pris 2 arrêtés concernant la consommation et la vente d’alcool, source de nombreux problèmes. La procédure pour armer les policiers municipaux est également lancée. Les délais de traitement par l’Etat sont longs (10 mois), mais nous le ferons. En 2011, nous poursuivrons les recrutements et nous mettrons sur pied une équipe de nuit. Enfin, dans un cadre de collaboration fortement amplifié par l’arrivée du nouveau commissaire de police de la circonscription Sète-Frontignan, le travail mené avec la police nationale, renforcé par le soutien et les témoignages de la population, a permis d’interpeller rapidement les auteurs des méfaits survenus le 25 juillet en centre-ville.

Le groupe majoritaire.

 

 texte publié dans le magazine Enville n°114 de septembre 2010

 

 

Mis en ligne le 1er septembre 2010

 



 
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