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Orientations d’intérêt général
Le rapprochement des agglomérations du bassin de Thau et de celle de Montpellier (CAM) occupe largement les expressions des élus de l'opposition du dernier magazine municipal. Une préoccupation légitime, sur un sujet important qui admet d'autant moins les contre vérités et impose quelques précisions.
Sur l'historique tout d'abord, car il serait dommage de ne pas se souvenir de ce qu'il s'est passé et surtout, il serait parfaitement antidémocratique de ne pas en tenir compte. Il faut donc rappeler qu'en 2004, la première tentative de Frontignan de quitter la CABT pour rejoindre la CAM avait été rejetée par le conseil communautaire de la CABT et s'était soldée par un échec. Le 21 septembre 2005, après le vote de la CABT sur le projet de fusion des deux agglomérations du bassin de Thau et de la CAM (19 voix pour, 19 contre et 1 abstention), c'est le Préfet qui entérinait officiellement le 2e échec de rapprochement.
Depuis, le maire de Frontignan a été élu président de la CABT et il tient l'engagement qu'il avait pris durant la campagne électorale, à savoir fédérer l'approbation de tous autour de rapprochements d'intérêt général. Pour cela, une nouvelle méthode est engagée : l’élaboration d’un projet de territoire, cohérent, global et structuré, qui vise à identifier et définir les enjeux du territoire de Thau, notamment en matière de logement social, de développement économique, touristique ou encore de transports collectifs… En clair, plus qu’à une fusion, nous travaillons à des partenariats librement et intelligemment élaborés dans un souci d'intérêt collectif dont certains sont déjà effectifs et vont aboutir à des réalisations.
Par ailleurs, les élus d’opposition affirment que des subventions «demandées et accordées par la CABT n’ont pas été versées». Il convient de souligner que les subventions demandées ne sont pas pour autant accordées. Aucun travaux n'a été reporté par manque de financements pas plus que le maire de Frontignan, actuel président de la CABT n'était président au moment du vote du budget communautaire 2008.
La crise a également été un des sujets abordés dans le dernier numéro. Des élus se sont interrogés sur les orientations budgétaires que la Ville envisageait de prendre pour réduire les effets de la crise. La réponse est on ne peut plus claire: maintenir un niveau de services publics susceptible d'aider chacun d'entre nous à surmonter cette crise. Mais il aurait été opportun de préciser une donnée essentielle de cette question : Comment la Ville tente de réduire les effets de la crise alors que l'Etat ampute le service public national de milliers de postes indispensables, qu'il se décharge de ses missions fondamentales sur les collectivités tout en réduisant, un peu plus chaque année, ses contributions financières? La réponse reste la même et n'a que plus de sens. Alors que l'Etat ferme des tribunaux, postes et hôpitaux de proximité et supprime des postes d'enseignants, alors que le nombre de policiers est le même depuis 10 ans dans notre circonscription malgré l'augmentation de la population, la Ville crée son Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance qui a tenu sa première séance le 27 janvier dernier.
Quant à la zone du Ponton « bradée » à la Région. Les terrains ont été vendus 3M€, ils étaient estimés par les Domaines, à 2,4M€. Quelle braderie !
Malheureusement, comme en atteste le retentissant silence de nos élus UMP lors des conseils municipaux, il semble plus facile d'écrire dans la presse que de faire des propositions constructives et d'en débattre en assemblée.
Les élus du groupe majoritaire
texte publié dans le magazine Enville n°101 de mars 2009
Mis en ligne le 5 mars 2009

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