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Sécurité, des intentions aux actes, un effort de l’Etat est nécessaire
Dans le cadre d’une campagne nationale initiée par le Ministère de l’Intérieur, une réunion publique intitulée «vos libertés votre sécurité parlons en ensemble» s’est déroulée à Sète en présence de représentants de la police et de la gendarmerie et du directeur de cabinet de la préfecture. L’objectif était, selon le ministère, d’instaurer un dialogue entre les citoyens et les forces de l’ordre afin que «notre sécurité soit notre responsabilité collective et individuelle et que les délinquants deviennent mieux cernés dans une société plus sereine où les citoyens n’hésiteraient plus à dénoncer les faits dont ils sont victimes».
Ce n’est pas nous, élus de la majorité municipale, qui allons nous plaindre de la volonté de rapprocher les citoyens de la police. Rappelons que depuis plusieurs années nous invitons le commissaire de police à venir présenter publiquement les statistiques de la délinquance devant le conseil municipal. Rappelons que, depuis plus de huit ans, nous disposons d’une convention de coopération entre la police nationale et la police municipale, laquelle précise les actions prioritaires de chacun et les collaborations. Rappelons également que nous venons de créer, avec l’Etat, le Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) qui devrait permettre d’améliorer encore les efforts de la ville dans la préservation de la sécurité publique. Tout cela ne nous empêche pas de constater que la police nationale a de moins en moins de moyens pour réaliser ses missions. Ce n’est bien sûr pas la responsabilité des policiers en place dans notre commune mais le décalage entre le discours sécuritaire du gouvernement et les moyens affectés.
Ainsi, lors de la signature du premier Contrat Local de Sécurité en 2000, l’effectif de la police nationale était de 14 agents pour 19800 habitants, soit un agent pour 1400 habitants environ. Aujourd’hui Frontignan compte près de 23000 habitants pour 11 agents de police nationale. En 9ans, le taux de présence policière par rapport à la population a régressé d’environ 49%. Les policiers nationaux n’arrivent plus à être présents sur la voie publique, comme les sorties de collèges par exemple.
La Ville de Frontignan dispose de 11 policiers municipaux qui assurent une police de proximité. Ils garantissent la sécurité des sorties d’écoles, la circulation en ville et toutes sortes d’opérations auprès des citoyens : police de l’urbanisme, prévention des conflits de voisinage, respect de l’espace public et de sa réglementation. Nous avons dit, et nous le ferrons dans le cours du mandat, que nous renforcerons cette police en recrutant de nouveaux agents et en ouvrant un second bureau de police municipale sur le quartier de la Peyrade.
Mais la police municipale ne peut pas se substituer à la police nationale. Elle ne peut pas enregistrer des plaintes, faire des enquêtes approfondies, assurer des rondes de nuit. Si l’on ajoute que le bureau de police nationale n’est ouvert qu’en journée et que le commissariat central se situe à Sète, soit à 7 km de notre centre ville, nous comprenons que la population s’inquiète de temps en temps de sa sécurité.
Ainsi au regard de l’évolution démographique de la ville, les effectifs de la police nationale et son organisation sont totalement inadaptés.
Les habitants de Frontignan-la-Peyrade sont attachés au caractère paisible qui fait le charme et l’attractivité de leur ville, ils ne veulent pas accepter que cette sérénité soit mise en cause. Le décalage entre les discours et les actes est inacceptable, et nous ne les accepterons pas.
Le groupe majoritaire
texte publié dans le magazine Enville à Frontignan la Peyrade n°104 de juin 2009
Mis en ligne le 5 juin 2009

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