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Préserver la nature, c’est assurer l’avenir
Sur toute la planète, les espaces naturels sont convoités, maltraités voire même supprimés par des promoteurs ambitieux et des industriels pollueurs dont les seuls objectifs sont financiers. A Frontignan, la première action de l’équipe majoritaire, en 1995, fut de sauver l’étang des Mouettes du projet de bétonisation. Depuis, la Ville n’a cessé de se battre pour protéger ses sites naturels et inscrire la commune dans des choix durables.
Fort heureusement, ces espaces naturels font désormais l’objet de diverses mesures de protection, au niveau régional, européen et international. Localement, nous conduisons une politique d’urbanisme des plus volontaristes quant à leur protection. Nous l’avons inscrite dans le Plan Local d’Urbanisme de 2001 et continuons de le faire en 2010 dans le cadre de sa révision.
N’oublions pas que le massif de la Gardiole et les zones humides en bordure du cordon littoral représentent à eux seuls près de 1 500 hectares, soit 40% de la superficie du territoire communal. Environ 90% de ces espaces appartiennent à la Ville, l’Etat (pour les espaces en eau essentiellement), l’Office National des Forêts (dans le Massif de la Gardiole), et le Conservatoire du Littoral (pour l’Etang des Mouettes et le site de l’ancien salin). Cependant, quelques propriétaires privés possèdent encore certaines parcelles importantes, dans le massif de la Gardiole, dans les zones humides ou sur le lido.
Il apparaît aujourd’hui que seule une politique d’acquisition foncière peut nous permettre, à terme, la maîtrise de l’usage des espaces naturels sensibles. C’est pourquoi nous avons acquis nombre de ces espaces. Tout d’abord, 13,5 hectares de marais menacés de comblement dans le secteur du Barnier, puis la parcelle isolée au bord de l’étang d’Ingril en vue d’y démolir le bâti existant et réhabiliter ce milieu naturel situé dans un site classé de grande qualité. Actuellement, des terrains appartenant à l’Etat sont en cours d’acquisition sur quatre sites différents, des espaces en eau au nord de l’étang de la Peyrade et des terrains situés à proximité immédiate du canal et des étangs. D’autres parcelles situées à l’extrémité est du lido viennent également d’être préemptés.
Dans cette même logique de préservation des espaces naturels et de lutte contre les industries polluantes et mercantiles, deux décisions ont été prises à l’unanimité lors du dernier conseil municipal.
Une subvention de mille euros a été attribuée à l’association les Gardiens de la Gardiole pour son action pour la protection du massif de la Gardiole dont la qualité paysagère, le sous-sol et la nappe phréatique, de laquelle près de 30% de l’eau potable distribuée à Frontignan est extraite, sont menacés par le projet de création d’une unité de traitement et de stockage des déchets ultimes conduit par la société SITA-SUD.
Par ailleurs, la Ville a adhéré à l’Association nationale des communes pour la maîtrise des risques technologiques majeurs (AMARIS), laquelle agit pour une solidarité intercommunale face aux risques majeurs et défend les intérêts des communes et de leur population. Un appui technique qui ne peut que nous aider à faire face aux risques technologiques liés à la présence du dépôt d’hydrocarbures GDH-BP et qui peut également nous aider à nous faire entendre des services de l’Etat comme des industriels pour préserver notre terre.
Le groupe majoritaire.
texte publié dans le magazine Enville n°113 de juillet 2010
Mis en ligne le 23 juin 2010

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