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Le courage de ses opinions…
Le mois dernier, dans la contribution au magazine EnVille des élus de l’UMP sur la réforme des collectivités, chacun pouvait lire ceci : « Le financement des collectivités territoriales sera affecté par la suppression de la taxe professionnelle ! FAUX. Les parts de subvention du conseil général et de la région se feront moindres ! FAUX (…) Le regroupement des communes arbitraires ! FAUX (…) La recentralisation des pouvoirs ! FAUX. (…) Nous assistons à une propagande des élus socialistes et à une désinformation. Le parti socialiste est un mouvement sectaire et politicien. Nous, opposition de droite, nous ne pouvons laisser dire n’importe quoi ».
Quelques jours plus tard, lors du conseil municipal du 10 décembre, une motion contre la réforme des collectivités a été présentée par le maire. Elle a été votée à l’unanimité du conseil municipal à l’exception de la seule élue UMP présente qui, contre toute attente, s’est abstenue ! Pourquoi l’UMP ne vote-t-elle pas purement et simplement contre cette motion si tout ce que nous y dénonçons est faux ? Où est donc le courage politique ? Qu’en est-il de la cohérence entre les dires et les actes ? Qui dit n’importe quoi et s’enfonce dans la contradiction et la désinformation ?
Nous, élus de la majorité, assumons nos positions. Nous défendons et défendrons toujours, avec conviction et détermination, le travail des communes, le service public de proximité et, au final, l’intérêt des citoyens, de tous les citoyens.
Nous tenons donc à rappeler que, par cette motion, le Conseil municipal considère que la commune constitue «le premier niveau de l’administration publique et le premier échelon de proximité» et qu’elle est porteuse des préoccupations de nos concitoyens et des services publics dont ils ont besoin. Que la suppression de la taxe professionnelle prive les communes et les intercommunalités de ressources importantes, au risque de paralyser l’action publique locale, alors qu’elles assurent un rôle essentiel en matière de développement économique. Que le texte relatif à la réforme des collectivités territoriales préparé par le gouvernement limiterait la possibilité, pour les départements et les régions, de participer financièrement à des projets d’intérêt communal. Que la réforme donnerait aux préfets le pouvoir de modifier la carte de l’intercommunalité, éventuellement contre l’avis de la majorité des communes concernées.
Nous tenons également à rappeler que, par cette motion, le conseil municipal de Frontignan la Peyrade réaffirme son attachement à la décentralisation, fondée sur des principes de proximité et de responsabilité. Il formule le vœu que le Département et la Région puissent continuer à participer au financement de projets d’intérêt communal. Il appelle donc le gouvernement et les parlementaires à engager une véritable réforme des finances locales, à renforcer les acquis de la décentralisation, la solidarité territoriale et le rôle primordial des communes dans la gestion des services publics de proximité et comme pilier de notre démocratie. Il en va de l’avenir du pays et de ses habitants.
Le groupe majoritaire.
texte publié dans le magazine Enville n°110 de janvier 2010
Mis en ligne le 20 janvier 2010

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