Expressions des élus : les élus de la Majorité

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 Les oppositions municipales savent-elles ce qu’elles veulent ?

Mardi 24 Mars le Conseil municipal a voté le Budget 2009. Celui-ci s’inscrit dans un contexte économique de crise économique et financière. La volonté de la majorité municipale est de maintenir un niveau de service public de qualité, de maintenir l’effort entrepris depuis plusieurs années de maîtrise des coûts et de continuer à investir en programmant plus de trois millions d’investissements. Le choix a donc été fait de préserver les équilibres financiers, maitriser les dépenses, mettre en route les grands chantiers sans augmenter la pression fiscale.
Voila pourquoi les dépenses courantes des services resteront au même niveau qu’en 2008 et que les frais de personnel ne progresseront que de 2, 8 % Voila pourquoi les impôts locaux n’augmenteront que de 2%.
Face à ce budget d’équilibre que pouvait dire l’opposition ?
Les citoyens de Frontignan-la-Peyrade se souviennent que durant la campagne électorale les listes dirigeaient l’une par Michel FERRIER, responsable UMP et l’autre par Christian ROGER avaient tenté de jouer sur la même corde sensible, celle de la démagogie anti-fiscalité.
• « Notre objectif premier sera de réduire le surendettement de notre ville (…)Nous devrons maitriser activement l’augmentation des impôts locaux (…)Il faudra analyser les charges qui peuvent être réduites »(Extraits du programme FERRIER)
• « Après 13 ans de dérives, nous voulons stabiliser les dépenses de fonctionnement (…) L’encours de la dette a pratiquement doublé entre 1995 et 2006 » (Extraits du programme ROGER)
Peut être est ce le fait que les Maires UMP d’Agde et La Grande Motte aient augmenté les taux des taxes locales de plus 9 % en 2009 qui a rendu silencieux les élus de l’UMP ? Michel FERRIER se plaint dans Midi Libre du 25 mars « la seule chose qui me choque c’est lorsqu’on s’en prend à notre identité politique ». « L’identité politique » de l’UMP nous indiffère, mais nous condamnons vivement sa politique irresponsable. Car, à l’heure de la crise financière provoquée par la cupidité des possédants, provoqué par la recherche de rendements boursiers de plus de 10 % par an, quelle est la responsabilité de ceux qui durant des décennies ont dit vouloir « déréguler » le fonctionnement de l’économie ? Qui était ce candidat aux présidentielles qui, en 2006, disait : « je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages ». Cette proposition, si elle avait été mis en œuvre, aurait tout simplement importé en France les mécanismes des « subprimes » dont on connait le résultat aujourd’hui. Dire cela, ce n’est pas remettre en cause l’identité de l’UMP mais rappeler que son programme libéral remet en cause les services publics, considère les sécurités collectives et la protection de la loi comme des rigidités. Nous préférons défendre et réformer les services publics qui sont le patrimoine des gens qui n’ont pas de propriété.
Monsieur ROGER n’a pas trouvé de grandes critiques à faire au budget. Il lui reproche de ne pas mettre suffisamment l’accent sur les investissements. Il a même proposé que la ville accroisse son endettement reprochant à la majorité de « désendetter la ville ». Faudrait savoir, en février 2007, il accuse la liste « Prenons une ville d’avance » d’être responsable d’un endettement insupportable et en 2009, il reproche à cette même liste devenue majorité de ne pas augmenter l’endettement. Que les citoyens qui comprennent nous écrivent.
Un an après les élections, les oppositions démontrent qu’elles ne croient pas aux programmes qu’elles ont avancés. Les citoyens ont bien eu raison de ne pas les suivre dans leurs errements.

Les élus du groupe majoritaire
texte publié dans le magazine Enville n°102 d'avril 2009

 

Mis en ligne le 6 avril 2009

 

 

 



 
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