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dispositif de prévention et d'information sur les risques d'intoxication au monoxyde de carbone

Les intoxications au monoxyde de carbone concernent tout le monde. Les bons gestes de prévention aussi.

 

Chaque année, au cours de la période de chauffe, plusieurs milliers de personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone. L’Inpes et le Ministère en charge de la Santé diffusent cet automne et durant tout l’hiver un dépliant et une affiche afin de renforcer les connaissances des Français sur le monoxyde de carbone et de les inciter à adopter les bons gestes de prévention pour leur sécurité.

 

► Le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité par intoxication en France.

Un système national de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone a été mis en place par l’Institut de veille sanitaire (InVS) pour décrire et suivre dans le temps les circonstances de survenue et les facteurs favorisant les intoxications au monoxyde de carbone.

En 2010, ce système a notifié 1 509 épisodes d’intoxications au monoxyde de carbone, qui ont impliqué 5 195 personnes; 3 413 ont été transportées vers un service d’urgence hospitalière; parmi elles 1 136 ont été hospitalisées.

Cependant, le nombre de décès au niveau national (hors incendies et suicides) a fortement diminué : de près de 300 cas par an à la fin des années 1970 à une centaine par an entre 2004 et 2008 (96 décès en 2008).
 

Pour agrandir l'affiche cliquez ici

 

► Prévenir les intoxications au monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant. Il résulte d’une mauvaise combustion au sein d’un appareil ou d’un moteur à combustion, c’est-à-dire fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou encore à l’éthanol. Il se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure. La grande majorité des intoxications au monoxyde de carbone se produit de manière accidentelle dans l’habitat (85 %). La chaudière reste la source d’intoxication la plus fréquente (42 % des cas d’intoxications) ; mais on observe une augmentation importante des épisodes d’intoxication au CO liés à une utilisation inadaptée de groupe électrogène, lors d’événements climatiques majeurs entraînant une coupure prolongée en alimentation électrique.

 

Pour agrandir le dépliant cliquez ici

 

 

► Afin de limiter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone au domicile, il convient :

  • avant chaque hiver, de faire systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d’eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié ;
  • tous les jours, d’aérer au moins 10 minutes, de maintenir les systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et de ne jamais obstruer les entrées et sorties d’air ;
  • de respecter systématiquement les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées par le fabricant : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments ; ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue, etc.
  • En présence d’un appareil à combustion, maux de têtes, nausées, vomissements, sont les symptômes qui doivent alerter. Si ces symptômes sont observés chez plusieurs personnes dans une même pièce ou qu’ils disparaissent hors de cette pièce, cela peut être une intoxication au monoxyde de carbone. Dans ce cas, il est nécessaire d’aérer, d’évacuer le lieu et d’appeler les urgences en composant le 15 ou le 112.

 

 

 

Mis en ligne le 2 janvier 2012

 



 
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